Flexo Pocket Packs Potentiel et contraintes de la flexographie Pocket Packs
1. Le blanc comme couleur de fond Le film dont sont faits nos emballages Pocketpack est imprimé selon un procédé appelé flexographie. Le film est en polymère PE-LD (norme ISO 1043-1). Ce matériau, appelé en anglais « low density polyethylene », est transparent, mais pas absolument incolore. Pour obtenir la meilleure qualité possible lors de l'impression des couleurs, la surface du film est au préalable imprimée en blanc, qui forme une couche de fond. La brillance des couleurs sera moindre sans cette couche de fond blanche. Une fois que le premier mouchoir a été retiré du paquet, la transparence du matériau sans couche de fond blanche devient plus visible. Ci-dessous des exemples de l'intensité de la couleur avec et sans couche de fond blanche.
Sans couche de fond blanche 50% (+300%) Avec couche de fond blanche 50% (+300%) ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 2. Enregistrement / impression en ton direct en couleurs PMS Pour l'impression flexographique, on réalise des rouleaux (tampons) en caoutchouc qui appliquent l'encre sur le matériau. Le matériau est un film possédant une certaine élasticité naturelle. Cette élasticité, combinée avec les caractéristiques techniques de la presse flexographique (34 lignes par cm / 86 lignes par pouce), entraîne pour l'impression en couleurs certaines contraintes quant à la netteté et à l'exactitude de l'enregistrement des couleurs. C'est l'impression en ton direct, en une seule couleur PMS, qui donne les meilleurs résultats. - Montez les textes de préférence en ton direct ; par exemple avec une couleur pantone (couleur PMS) ou uniquement en cyan, magenta, etc. - Ce qui vaut pour les textes vaut également pour les logos et les sigles. Les textes ou images en pleines couleurs sont nécessairement imprimées en plusieurs passages (cyan, magenta, jaune et noir). L'utilisation de clichés en caoutchouc, et l'élasticité du film à imprimer, rendent pratiquement impossible un recouvrement parfait. Ci-dessous, un exemple de logo sur lequel on voit clairement que le recouvrement des couches n'est pas parfait.
Le phénomène ci-dessus n'est pas accepté comme cause de plainte. 150% (+930%)
Lorsqu'un logo est monté en 1 seule couleur PMS, le texte est parfaitement lisible et net. 180% (+1000%) Lors de l'usage de couleurs PMS, il est possible que, sans chevauchement, des lisérés blancs apparaissent. Ce phénomène n'est pas accepté comme cause de plainte. 130% (+800%)
Le risque peut être diminué en appliquant un chevauchement en phase prépresse. Voir la photo ci-dessous. 160% (+940%)
Le chevauchement peut avoir pour conséquence un liséré sombre, ou d'une autre couleur, entre deux couleurs PMS. Ceci non plus n'est pas accepté comme cause de plainte. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 3. Décalages Étant donné que les emballages Pocketpack sont fait d'un matériau flexible (polyéthylène), et que la production est exécutée par une machine qui fabrique ± 300 paquets par minute, il est pratiquement impossible de garantir que les surfaces à plier et coller de tous les paquets seront identiques à 100 %. De plus, les angles des paquets ne sont pas des angles exactement droits, et une oscillation de quelques millimètres est possible tant à la verticale qu'à l'horizontale. Il est recommandé de tenir compte de ces contraintes en réalisant la maquette. Ce sont des contraintes inhérentes à la nature du produit, elles ne sont pas acceptées comme cause de plainte. Ci-dessous, quelques exemples de cas où un décalage s'est produit : 1. Pas exactement sur l'angle 2. Raccord du côté gauche et côté droit 3. Déplacement vers le bas et le haut 4. Collage légèrement en biais
1. 50% (+400%) 2. 35% (+225%) 3. 35% (+280%) 4. 40% (+460%) ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 4. Couleurs supplémentaires Il faut tenir compte du fait que lors du montage en couleurs composées (CMJN), une couleur à part (supplémentaire) est en général utilisée pour obtenir une bonne lisibilité du texte. CMJN + couleur du texte + blanc = 6 couleurs au total. Une deuxième couche d'impression en noir est souvent appliquée pour le texte en noir et pour le noir d'une photo pleine couleur. Il faut savoir que l'impression au moyen de rouleaux en caoutchouc est un procédé difficile. Il y a des cas où il n'est pas possible d’imprimer en ton direct et la trame d'une même couleur, par un même cliché en caoutchouc. Quand c'est le cas, il est nécessaire d'utiliser un rouleau supplémentaire, ce qui équivaut à une couleur supplémentaire.
1-4 pleine couleur (cyan / magenta / jaune / noir)+ 5 blanc + 6 noir supplémentaire (texte) + 7 PMS 485 50% (+225%) ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 5. Rebord d'encollage Le film est collé le long de l'un des côtés. Un texte placé sur cette face du paquet peut être mal lisible, ou partiellement recouvert. Il est donc recommandé de ne pas prévoir de texte sur cette face, ou alors de le décentrer. Texte décentré. 50% (+500%)
Texte centré sur la face, ce qui entraîne une perte de lisibilité. Ce phénomène n'est pas accepté comme cause de plainte. 65% (+450%) ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 6. Ouverture Il faut tenir compte de deux points importants en faisant la maquette de l'ouverture des paquets. À cause de la vitesse de la production, il arrive que les autocollants soient décalés par rapport à l'emplacement indiqué sur le plan d’exécution. L'oscillation décrite au point 3 peut être cause que les textes ou images sont tranchés, s'ils sont placés dans la maquette contre le bord de l'ouverture de la découpe. Ci-dessous, quelques exemples. Logo tranché 85% (+415%) Phrase tranchée 110% (+480%) ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 7. Textes et logos de petite taille Il est recommandé de respecter une épaisseur minimale de 1 point pour le travail au trait. Quant aux textes, il est conseillé de ne pas descendre au-dessous de 8 points s'ils doivent rester lisibles. Le texte dans une photo sera souvent mal ou pas du tout lisible. La lisibilité des textes sera optimale si vous les montez dans le logiciel même dans lequel vous faites votre maquette. Évitez d'importer à partir d'Adobe Photoshop, procédé qui fait souvent perdre aux lettres leur vigueur, et indiquez les contours des textes. Un problème fréquent est celui des éléments de logo (™, ®, ©, etc.) trop petits pour être rendus fidèlement. Ci-dessous quelques exemples : ™ non lisible, ce phénomène n'est pas accepté comme cause de plainte. 165% (+1150%)
Textes mal lisibles ou illisibles à l'intérieur des illustrations, ce phénomène n'est pas accepté comme cause de plainte. 150% (+600%) ® lisible / impossible d'utiliser des lignes plus fines 67% (+330%) ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ 8. Conseils divers - Une maquette surchargée d'ombrés et autres petits détails ne donne en général pas le résultat désiré. La clarté et la simplicité sont plus efficaces. - Il est pratiquement impossible de rendre les dégradés avec exactitude. - Les illustrations montées avec par exemple Adobe Illustrator donnent presque toujours un meilleur résultat qu'une photo. - Si une photo est utilisée, la netteté et le contraste sont d'une grande importance pour que l'image reste reconnaissable. Les photos contenant beaucoup de tons similaires peuvent donner un résultat un peu terne. (Photos 300 dpi) Et enfin : notre département de design est toujours à votre service pour vous conseiller.